” le MARCHE du carbone au Rwanda”

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Le Rwanda s’affirme comme un acteur majeur dans la lutte contre le changement climatique en mettant en place des initiatives ambitieuses sur le marché du carbone. Lors de la La 28ème Conférence des Parties sur le Climat de l’ONU  à Dubaï, le pays a dévoilé un cadre national pour le marché du carbone, visant à instaurer un système de plafonnement et d’échange (cap-and-trade) et à renforcer sa participation aux mécanismes de l’Article 6 de l’Accord de Paris.

Ce système de plafonnement et d’échange attribuera aux industries des quotas d’émissions. Les entreprises qui émettent moins que leur quota pourront vendre leurs crédits excédentaires à celles dépassant leurs limites, incitant ainsi financièrement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Bien que les détails opérationnels, tels que les secteurs concernés et les mécanismes de surveillance, restent à préciser, le Rwanda s’engage à assurer la transparence et la qualité des crédits carbone émis.

En outre, le Rwanda a signé des accords de coopération avec des pays comme Singapour et le Koweït pour la mise en œuvre de l’Article 6, démontrant ainsi sa volonté de s’intégrer pleinement aux marchés internationaux du carbone. Ces partenariats visent à attirer des investissements étrangers pour soutenir les efforts de décarbonisation et la conservation des écosystèmes locaux.

Parallèlement, le Rwanda a entrepris des initiatives locales pour renforcer son engagement climatique. Par exemple, le pays a lancé un programme ambitieux visant à planter 63 millions d’arbres, contribuant ainsi à la séquestration du carbone et à l’atténuation des effets du changement climatique.

Ces efforts s’inscrivent dans la stratégie globale du Rwanda pour atteindre une réduction de 38 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, nécessitant un budget estimé à 11 milliards de dollars.  Le marché du carbone est perçu comme un levier essentiel pour mobiliser les financements nécessaires à la transition écologique du pays.

En somme, le Rwanda démontre une volonté claire de s’engager activement dans les mécanismes du marché du carbone, combinant initiatives nationales et partenariats internationaux pour atteindre ses objectifs climatiques ambitieux.

La préservation des zones humides et leur importance pour l’environnement et la société

Les zones humides sont des écosystèmes particuliers constitués d’eau, jouant un rôle essentiel dans la préservation de l’équilibre environnemental et du bien-être des populations. Bien que leur nature varie selon les pays, il est crucial d’en prendre soin pour renforcer leur fonction écologique et leur impact sur les communautés locales. La conservation et la gestion durable des zones humides sont essentielles pour protéger la biodiversité, sécuriser les activités agricoles et d’élevage, et assurer la durabilité des ressources naturelles.

1. La gestion quotidienne des zones humides

Les zones humides sont composées de divers types de végétation et d’eaux spécifiques qui Les zones humides sont composées de divers types de végétation et d’eaux spécifiques qui s’accumulent dans les vallées. Leur préservation doit être une priorité, car ces milieux sont souvent exploités pour l’agriculture et l’élevage. En outre, ils contribuent à la régulation de l’eau et soutiennent la vie de nombreuses espèces.

2. Actions pour la préservation des zones humides

La protection des zones humides implique plusieurs mesures, notamment :

L’élimination des déchets,

La mise en place de réglementations adaptées,

La protection des espèces végétales,

La réduction de l’exploitation excessive des ressources en eau.

Face à la croissance des activités humaines, il est impératif d’appliquer ces règles et de mobiliser aussi bien les institutions publiques que les populations locales pour protéger ces milieux fragiles.

3. Stratégies pour la conservation des zones humides

Éviter les activités nuisibles : Certaines pratiques, comme l’utilisation de véhicules polluants, le manque d’assainissement et la déforestation excessive, menacent directement ces milieux.

Mettre en place des infrastructures respectueuses : lors de la construction de bâtiments ou de ponts, il est essentiel de prendre en compte la préservation des zones humides et d’adopter des solutions adaptées pour protéger les ressources en eau.

Protéger la faune et la flore : les zones humides abritent une grande diversité d’espèces animales et végétales. Leur préservation est donc indispensable pour maintenir l’équilibre écologique.

4. Le rôle des populations dans la protection des zones humides

Les habitants des régions proches des zones humides doivent être sensibilisés à l’importance de leur conservation. Il est essentiel qu’ils adoptent des pratiques respectueuses et évitent les actions pouvant les dégrader. L’éducation environnementale et la responsabilisation des citoyens sont des moyens efficaces pour assurer une gestion durable de ces milieux naturels.

5. Conséquences de la dégradation des zones humides

L’absence de préservation des zones humides peut avoir des impacts négatifs sur la biodiversité et les conditions de vie des populations. Parmi les risques encourus, on peut citer :

L’augmentation des déchets issus des activités agricoles, qui affecte la qualité de l’eau et la santé des écosystèmes,

L’accroissement des catastrophes naturelles, telles que les inondations, qui nuisent aux cultures, à l’élevage et à la stabilité économique des populations locales.

Conclusion

La protection des zones humides n’est pas uniquement une responsabilité des organisations internationales, mais une mission collective impliquant les gouvernements et les citoyens. Une gestion durable et concertée de ces écosystèmes est indispensable pour préserver la biodiversité, garantir des ressources naturelles saines et assurer un avenir durable aux générations futures.

Programme de reboisement au Rwanda et son rôle dans la protection de l’environnement

Au Rwanda, planter et préserver les forêts est l’une des principales stratégies de conservation de l’environnement et de promotion du développement durable. Le gouvernement rwandais a mis en place divers programmes visant à augmenter la couverture forestière, réduire la dégradation de l’environnement et lutter contre les effets du changement climatique.

1. Objectifs du programme de reboisement

Le programme de reboisement vise à atteindre plusieurs objectifs environnementaux, notamment :

-Augmenter la couverture forestière pour purifier l’air et réduire les émissions de gaz à effet de serre,

-Lutter contre l’érosion et protéger les sols agricoles,

-Préserver les ressources en eau des rivières et des lacs,

-Améliorer la production de ressources forestières telles que le bois de chauffage, le bois d’œuvre et d’autres produits dérivés.

2. Actions entreprises dans le cadre du reboisement

Atteindre 30 % de couverture forestière : Le Rwanda s’est fixé l’objectif d’atteindre 30 % de couverture forestière d’ici 2020, un objectif qui a été largement approché.

Plantation d’arbres modernes : En collaboration avec ses partenaires, le gouvernement a encouragé la plantation d’arbres industriels, d’arbres anti-érosion et d’arbres agroforestiers pour compléter les pratiques agricoles.

Conservation des forêts naturelles : Des initiatives ont été mises en place pour protéger les forêts naturelles comme Nyungwe et Gishwati-Mukura afin de préserver la biodiversité.

3. Contribution du reboisement à la protection de l’environnement

Lutte contre l’érosion : Les forêts stabilisent le sol et empêchent l’érosion, protégeant ainsi les terres agricoles et les infrastructures.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre : Les arbres absorbent le CO₂ (dioxyde de carbone), contribuant ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique.

Amélioration des ressources en eau : Les forêts jouent un rôle clé dans la rétention d’eau, réduisant ainsi les risques de sécheresse et d’inondations.

Protection de la biodiversité : Les forêts sont un habitat essentiel pour de nombreuses espèces animales et végétales.

4. Défis liés au reboisement et à la conservation des forêts

La croissance démographique entraîne une forte pression sur les forêts en raison des besoins en bois de chauffage et en terres agricoles,

Le changement climatique affecte la croissance des arbres et leur régénération,

L’exploitation non durable des ressources forestières, où certains arbres sont coupés sans être remplacés.

5. Rôle des citoyens dans la protection des forêts

Participer aux campagnes de reboisement et replanter les arbres coupés,

Utiliser des sources d’énergie alternatives comme le biogaz et le gaz pour réduire la dépendance au bois de chauffage,

Sensibiliser à l’importance de la conservation des forêts et dénoncer la déforestation illégale,

Adopter des pratiques durables dans l’exploitation forestière, comme la coupe sélective des arbres.

Marie Chantal Nyirabera

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